En 1922, de jeunes musiciens d’Engwiller créent un ensemble musical. Frédéric Dürenberger, 1e Directeur musical, conseille aux musiciens de porter le costume de fête du village comme uniforme. Une première initiative en Alsace qui inspira des personnalités comme Gustave Stosskopf (1869-1944) et Louis- Philippe Kamm (1882-1959) instigateurs de la Fédération pour la conservation du costume alsacien. En 1928, la première fête musicale rassemble à Engwiller dix groupes de musique des villages environnants.
À partir des années 30, Georges Jung (1904-1987), enfant du pays, marque l’ensemble musical d’une empreinte ineffaçable de par son travail de compositeur et d’arrangeur. Un passe-temps pour lequel il rassemble un catalogue considérable de mélodies françaises, alsaciennes et allemandes. Dès 1926-28, il collabore avec le folkloriste et compositeur Niederbronnois Émile Mandel (1873-1968) qui crée le groupe de danse. Les deux artistes enrichissent le répertoire du groupe en créant différentes danses chorégraphiées à partir d’éléments populaires. Citons la plus fameuse : le « Arnedanz » (Ronde des Moissonneurs). L’ensemble participe activement aux rencontres régionales en - vieille- France. Les anciens parlent avec émerveillement de leurs prestations à Nancy, Paris, Grenoble, en Normandie, tout comme en Allemagne, Autriche, Hollande, Suisse. En 1955, Georges Klein (1912-2004), l’instituteur de l’époque et initiateur de la Maison des Jeunes (1954), s’associe à Georges Jung et Émile Mandel pour organiser une grande fête folklorique sur le thème du « Messti » (Fête du village) attirant au village des milliers de spectateurs durant de nombreuses années.
En 1970, Henri Moschenrosch prend la Direction musicale de l’orchestre et crée, sous la présidence de Georges Riehl, l’école de musique d’Engwiller. La poursuite du travail est assurée par Michèle Loevenguth, J-Pierre Barthel, Michel Jung et Eddy Jung pour l’orchestre d’harmonie, et Annette Schaettel pour la
danse.
En 2001, Pierre Hoppé succède au poste de Directeur musical puis Directeur
artistique. C’est la rencontre avec l’actuelle chorégraphe Margot Vogler qui fit
germer d’importantes manifestations telles que le festival triennal de musique
et de danse Les folie’s d’Engwiller et des spectacles folkloriques trilingues (on
retiendra notamment « Em Mejele siner Traum, ou Le rêve de la petite Marie », pour lequel Détlef Kieffer composa 2 interludes musicaux).